Stevenson aime les romans de George Sand comme Le Marquis de Villemer , La Ville noire et jean de la Roche, c'est comme ça qu'il part au Monastier sur gazeille sur ses pas ou il n’existe plus de réels souvenirs de son passage . Cependant il faut savoir que L’hôtel Morel ou Stevenson avait séjourné, est devenu de nos jours une pharmacie. Mais retenons sa passion pour les Camisards qui s’opposent au roi de France , Guerres qu’il évoque dans ses écrits . C'est comme ça que du Monastier il va marcher en direction du Sud à partir du 22 septembre jusqu'au 4 octobre 1878. Son chemin passera par Goudet, Le Bouchet-Saint-Nicolas, Pradelles, Langogne, Fouzilhac, Cheylard-l’Evêque, Notre-Dame-des-Neiges, Le Bleymard, le col de Finiels, Florac, Cassagnas, Saint-Germain-de-Calbert. Ensuite il retournera en Angleterre en passant par Lyon et Autun.
Pradelles est situé sur le GR 70 ancien chemin de R.L.Stevenson. Ce village est sur un flanc de coteau dominant l'Allier, entouré d'opulentes prairies et Stevenson observera le 23 septembre 1878 qu'on fauchait le regain de partout sous un ciel orageux. et qu'il faisait un froid glacial.
En découvrant cette image, on peut penser que Modestine était une très jeune anesse. L'aurait il débourré au début du GR 70 ? Puisqu'il dit qu'elle n'était pas plus haute qu'un chien !
Pendant 12 jours Modestine et Stevenson seront des inséparables compagnons de route, parcourant toutes les hauteurs à travers plusieurs chaines de montagnes. Il avait cru la détester mais très vite il se rendait compte que cet animal lui apportait une autre vison des choses et de nouvelles découvertes sur lui même. Il découvrira que son regard est amical, qu'elle réclame de la tendresse et des caresses même si ses oreilles peuvent tout entendre.
Il existe encore l'ancienne auberge du Bouchet Saint Nicolas ou Stevenson à passé la nuit le 21 septembre 1878. Cette ancienne batisse est devenue une propriété privée, mais cela n'empêche pas de la découvrir près d'une des places du village à l'angle d'une ancienne église de 1558, transformée à ce jour en habitation . Sur le côté de l'auberge ancienne, on y voit une croix en brique rouge. Stevenson dira, que cette auberge était une des moins prétentieuse qu'il avait jamais visité. Elle était typique des montagnes française, sans oublier l'énorme truie qui servait d'aspirateur sous la table lorsqu'il mangeait.
Tous les 50 mètres un attelage de boeufs tirait une charrue et l'un d'entre eux, puissant et placide portait un intérêt à Modestine et à lui même. Ce dernier rivait ses grands yeux honnêtes et les accompagna d'un regard pensif, jusqu'au moment ou son maître le contraignit à retourner la charrue.
Stevenson trouvait que ce tableau, ressemblait à un tableau vivant et délicat, alors que sous ses yeux se pointait au loin les hautes terres du Gévaudan qui ne cessaient de monter dans le ciel.
Comment ne pas porter en son coeur ses origines aux multiples parfums ! puisqu'un étranger comme Stevenson, s'en est souvenu en disant. On fauchait le regain de toutes parts ce qui conférait une odeur insolite de fenaison dans le voisinage.